Super tendances 2026

Double Vision :

 Investir Dans Un Monde À Double Écran

Chers clients, collègues et partenaires,

Si l’économie mondiale vous donne parfois le tournis en ce moment, vous n’êtes pas seuls. Les années 2020 n’allaient jamais être une décennie tranquille. Des années de volatilité contenue, de discipline budgétaire et de taux d’intérêt exceptionnellement bas ont créé des tensions qui devaient inévitablement refaire surface. Malgré tout, peu auraient imaginé que le milieu de la décennie prendrait cette forme : une économie qui semble souvent évoluer dans deux directions à la fois.

Nous appelons cela le monde à double écran. D’un côté, les chiffres sont solides. Les marchés boursiers ont progressé, les ménages à revenu élevé demeurent résilients et les premiers signes d’un cycle de productivité porté par l’intelligence artificielle commencent à émerger. De l’autre, les fissures s’élargissent. La dette souveraine s’est alourdie, les tensions géopolitiques restent élevées et les devises sont devenues des instruments de stratégie économique plutôt que de simples moyens d’échange.

Les marchés reflètent cette même dualité. La progression des actions et la solidité de l’or cette année ne sont pas des contradictions. Elles constituent des signaux d’un monde à la fois confiant dans les opportunités et très conscient des risques. Les investisseurs participent à la croissance tout en cherchant à se protéger contre ses vulnérabilités.

Les données économiques mondiales racontent une histoire similaire. Les États-Unis affichent une résilience remarquable dans certains domaines, tout en montrant des signes de tension dans d’autres. L’Europe fait face à des défis de longue date, mais reconstruit discrètement les bases de sa capacité industrielle. Plusieurs pays émergents, autrefois jugés difficilement investissables, présentent aujourd’hui des bilans plus sains et des politiques plus disciplinées que bon nombre d’économies développées. Quant à l’intelligence artificielle, elle demeure à la fois prometteuse et incertaine. Certains la voient comme une force transformatrice, tandis que d’autres attendent encore des retombées concrètes.

Presque toutes les grandes tendances actuelles suivent une dynamique en K. Certains segments connaissent une forte expansion, d’autres stagnent. Les marchés privés s’ajustent à la baisse alors que les marchés publics progressent. Des régions ciblées par des mesures tarifaires sont devenues, à la surprise générale, parmi les plus performantes en 2025. Il ne s’agit pas d’anomalies, mais bien de caractéristiques d’une économie où la divergence, et non l’uniformité, est devenue la norme.

Cet environnement crée un nouveau défi pour les investisseurs : le risque de mauvaise interprétation. Nous vivons dans un monde saturé d’information, mais où les signaux pointent souvent dans des directions opposées. Pour chaque donnée qui alimente un scénario optimiste, une autre met en évidence un déséquilibre. Dans ce contexte, la clarté ne vient pas d’une réaction à des chiffres isolés, mais d’une compréhension des forces macroéconomiques profondes qui façonnent le paysage mondial.

Sous la surface, les transformations sont majeures. La politique budgétaire a supplanté la politique monétaire comme principal levier économique. L’économie réelle, les infrastructures, les ressources et la capacité industrielle, reprend de l’importance. Le leadership des marchés mondiaux s’élargit au-delà des États-Unis. Les dynamiques de change reflètent de plus en plus des stratégies nationales. Les valeurs refuges traditionnelles évoluent. Et l’intelligence artificielle, malgré une progression inégale, commence à se traduire par de véritables gains de productivité.

Pris dans leur ensemble, ces changements ne signalent pas une période de confusion, mais bien une transition structurelle. L’ordre économique mondial s’ajuste à de nouvelles priorités économiques, à de nouvelles réalités géopolitiques et à de nouvelles capacités technologiques.

Les 7 super tendances de cette année tracent la carte de cette transition. Elles montrent comment les investisseurs peuvent naviguer un monde de divergence en se concentrant sur les forces durables : l’élargissement mondial du leadership, la montée en puissance du levier budgétaire, l’investissement dans l’économie réelle, l’évolution des valeurs refuges, le réalignement des devises et les premiers stades d’un cycle de productivité.

Chez Forstrong, notre rôle est d’apporter de la clarté dans cet environnement. Nous partons du monde, analysons les signaux mondiaux les plus pertinents et construisons des portefeuilles conçus pour rester alignés sur les forces de long terme plutôt que sur le bruit à court terme. Nous espérons que cette perspective offrira un point d’ancrage clair et stable à un moment où de nombreux signaux semblent contradictoires, un guide pour naviguer ce monde à double écran avec confiance.

Nous remercions nos clients pour leur confiance continue. C’est un privilège d’assurer la gestion de votre capital à une époque où une réflexion disciplinée et véritablement mondiale n’a jamais été aussi essentielle. Nous nous réjouissons de poursuivre ce parcours à vos côtés.

Avec toute notre considération,

 

Tyler Mordy
Chef de la direction et chef des placements
Décembre 2025

Super tendances :

En bref

Le monde a toujours été en mouvement. Cela n’a jamais changé. Ce qui a changé, en revanche, c’est la vitesse, l’ampleur et la complexité de ces mouvements, ainsi que leur impact sur les portefeuilles. Le contexte macroéconomique actuel en est une parfaite illustration : un monde à double écran, marqué par une force et une fragilité simultanées, par la clarté autant que par la contradiction.

Dans cet environnement en mutation, nos stratégies mondiales continuent de remplir le rôle pour lequel elles ont été conçues : s’adapter, demeurer ouvertes à l’émergence de nouveaux leaderships et rester ancrées dans les forces macroéconomiques qui façonnent le prochain cycle.

Pour donner un sens à ces forces, nous nous appuyons sur nos 7 super tendances, des thèmes structurels qui définissent les opportunités et les risques auxquels seront confrontés les investisseurs mondiaux en 2026 et au-delà.

Super tendance 1

L’ascension du reste du monde

Les impulsions cycliques les plus fortes de l’économie mondiale émergent désormais à l’extérieur des États-Unis. L’Europe se reflationne, le Japon se réforme et l’Asie retrouve de l’élan. Les marchés émergents liés aux matières premières se renforcent également, à mesure que les soldes externes s’améliorent et que l’économie réelle se redresse. Après des années de sous-pondération structurelle, les investisseurs mondiaux font face à une rotation attendue de longue date vers le reste du monde.

Super tendance 2

La puissance budgétaire

Le monde post-pandémie a inauguré une nouvelle ère dans laquelle la politique budgétaire, et non plus la politique monétaire, ancre les résultats macroéconomiques. Les gouvernements déploient des programmes de dépenses massifs dans les infrastructures, la politique industrielle, la défense et la transition énergétique. Ces initiatives créent une demande durable, tout en générant des effets secondaires non intentionnels. Les investisseurs doivent désormais penser au-delà des cycles économiques traditionnels et raisonner en termes de super-cycles budgétaires.

Super tendance 3

Les adopteurs :
le deuxième acte de l’IA

L’intelligence artificielle passe d’un récit concentré sur quelques méga-capitalisations à un cycle d’investissement beaucoup plus large. Les entreprises commencent enfin à déployer du capital dans l’automatisation, la robotique, les infrastructures de données et les outils propulsés par l’IA. Cela prépare le terrain pour la première véritable accélération de la productivité depuis des décennies. Les nouveaux gagnants ne seront pas uniquement les fabricants de semi-conducteurs, mais aussi les adopteurs et facilitateurs dans les secteurs de la santé, de la logistique, de l’industrie, de la finance et de l’économie réelle au sens large.

Super tendance 4

Le retour en force de l’économie réelle

Un vaste cycle de reconstruction mondiale est en cours, alors que les pays réinvestissent dans leurs capacités physiques, qu’il s’agisse des infrastructures, des systèmes énergétiques, des chaînes d’approvisionnement industrielles ou de la défense. Des années de sous-investissement ont créé des tensions structurelles dans les matériaux critiques, le transport et les capacités d’ingénierie. Les actifs réels et les flux de revenus qu’ils génèrent retrouvent une place centrale dans les portefeuilles diversifiés, après une décennie passée à l’écart.

Super tendance 5

Le grand rééquilibrage

Après une décennie de flux quasi unidirectionnels vers les méga-capitalisations américaines, le leadership des marchés commence enfin à s’élargir. Les capitaux se redéploient vers les marchés internationaux, notamment l’Europe, le Japon et les marchés émergents, où les valorisations sont plus attrayantes, les cycles de politiques publiques plus favorables et la croissance des bénéfices plus diffuse. Le prochain marché haussier sera plus largement réparti à l’échelle mondiale, avec un retour en grâce des titres de valeur, des cycliques, des financières et des producteurs de ressources.

Super tendance 6

La guerre des devises

Les devises deviennent des instruments actifs de politique économique. Les États utilisent tarifs douaniers, mesures sur les flux de capitaux et politiques fiscales pour exporter les pressions économiques. Cette dynamique accélère la diversification des réserves, la facturation bilatérale et la formation de blocs monétaires régionaux. L’ère d’une suprématie incontestée du dollar américain cède progressivement la place à un ordre monétaire plus fragmenté.

Super tendance 7

La refonte des valeurs refuges

La hiérarchie traditionnelle des valeurs refuges est en train d’être réécrite. Plusieurs marchés émergents affichent aujourd’hui des bilans plus solides, des banques centrales plus crédibles et des comptes externes plus sains que ceux de nombreux pays développés, tandis que l’Occident fait face à un endettement croissant et à une incertitude politique accrue. Le paradoxe des années 2020 est clair : la résilience émerge dans des régions longtemps négligées, alors que le risque se loge de plus en plus au cœur des actifs autrefois considérés comme les plus sûrs.

Super tendance 1

L’ascension du reste du monde

Pour la première fois depuis plus d’une décennie, les impulsions cycliques les plus vigoureuses de l’économie mondiale prennent forme à l’extérieur des États-Unis. L’Europe sort progressivement d’un long brouillard post-crise, alors que le Sud achève un douloureux cycle de désendettement et que le Nord abandonne son réflexe d’austérité. Ce changement permet à l’investissement, aux salaires et à l’activité industrielle de redémarrer d’une manière qui était tout simplement impossible dans les années 2010.

Le Japon traverse quant à lui une véritable renaissance économique. Son régime de politiques publiques se normalise, les réformes de gouvernance d’entreprise s’accélèrent et les rendements pour les actionnaires s’améliorent après des années de stagnation. Les investisseurs qui avaient écarté la troisième économie mondiale sont désormais contraints de réévaluer son rôle au sein des portefeuilles globaux.

À travers l’Asie, la dynamique est celle d’une réaccélération. Les chaînes d’approvisionnement se réorganisent autour de pôles régionaux, la demande intérieure se renforce et les cycles d’exportation se raffermissent. Même la Chine, longtemps jugée difficilement investissable, fait évoluer sa politique d’une gestion de crise vers une stabilisation plus ciblée. Bien que des défis structurels persistent, ce recentrage vers des mesures de soutien ciblées et une plus grande prévisibilité des politiques publiques a contribué à stabiliser le plancher économique.

Les marchés émergents liés aux matières premières en bénéficient également. Des années de prudence budgétaire, de banques centrales crédibles et d’amélioration des comptes externes ont placé de nombreuses économies émergentes dans une position bien plus saine que celle de plusieurs pays développés. Ajoutez à cela une demande croissante pour les métaux, l’énergie, le transport et les capacités d’ingénierie, et la carte de la croissance mondiale apparaît aujourd’hui bien plus équilibrée géographiquement qu’à tout moment au cours de la dernière décennie.

En résumé, un large ensemble de régions longtemps à la traîne accèdent désormais à des rôles de premier plan. Il ne s’agit pas d’un sursaut temporaire, mais des premières étapes d’un cycle de bénéfices pluriannuel rendu possible par des politiques plus solides, des bilans assainis et des devises plus compétitives.

Après des années de sous-pondération structurelle, les investisseurs mondiaux amorcent enfin une rotation attendue de longue date vers le reste du monde. Les flux de capitaux commencent à se diriger vers l’Europe, le Japon et l’Asie émergente, un mouvement qui n’en est encore qu’à ses débuts.

Implications pour l’investissement

      • Adopter une approche mondiale : accroître l’exposition aux actions hors États-Unis, là où la croissance des bénéfices s’élargit.
      • Jouer la reflation : privilégier les titres cycliques, les financières et les producteurs de ressources dans les économies en redressement.
      • Cibler les marchés émergents de qualité : rechercher des tendances macroéconomiques favorables dans des marchés comme l’Inde et le Chili.

      Super tendance 2

      La puissance budgétaire : le nouveau filet de sécurité des gouvernements

      L’ancien manuel macroéconomique, fondé principalement sur l’utilisation de la politique monétaire pour gérer le cycle économique, appartient au passé. Partout dans le monde, les gouvernements adoptent une posture budgétaire beaucoup plus interventionniste. Ce qui avait commencé comme des mesures d’urgence durant la pandémie s’est transformé en un engagement structurel visant à reconstruire les capacités productives, redéfinir les industries et soutenir les revenus des ménages.

      La politique budgétaire est désormais le principal moteur de la croissance nominale. Les gouvernements mobilisent des volumes de capitaux sans précédent pour la modernisation des infrastructures, la transition énergétique, la résilience des chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles nationales. Aux États-Unis, en Europe et en Asie, l’ampleur de l’investissement public transforme des secteurs entiers et façonne des cycles économiques de plusieurs années.

      Ce changement efface une grande partie des forces déflationnistes qui ont marqué les années 2010. Plutôt que de s’appuyer sur des taux ultra-bas pour stimuler la demande, la politique budgétaire crée de nouvelles sources de dépenses et d’investissement. Il en résulte un environnement caractérisé par une croissance nominale plus robuste, des pressions inflationnistes plus persistantes et des cycles de bénéfices plus étendus.

      Tout aussi important est l’institutionnalisation du réflexe d’intervention publique. Qu’il s’agisse de tensions dans le système bancaire, de crises énergétiques ou de chocs géopolitiques, les décideurs privilégient de plus en plus le soutien budgétaire aux baisses de taux. Des crises qui, autrefois, entraînaient de longues récessions donnent désormais lieu à des mesures ciblées et à des reprises plus rapides.

      Pour les investisseurs, il s’agit d’un véritable changement de régime. Les contours économiques de la dernière décennie, marqués par une faible croissance, une faible inflation et des taux bas, ne correspondent plus au monde dominé par la politique budgétaire qui se met en place. L’investissement public crée une demande durable, redessine les dynamiques concurrentielles et oriente les flux de capitaux vers les secteurs alignés sur les priorités gouvernementales.

      Le paysage d’investissement qui en découle ne ressemblera pas à celui des années 2010. Il sera plus cyclique, plus inflationniste et plus favorable aux actifs réels, aux secteurs industriels, aux infrastructures et aux entreprises liées à l’investissement physique.

      Implications pour l’investissement

          • Se positionner pour une croissance nominale plus élevée : le monde de faible croissance et de faible inflation est révolu. Les ralentissements devraient être plus courts et moins profonds grâce au soutien budgétaire.
          • Suivre les flux de capitaux : privilégier les actifs réels, les valeurs industrielles et les secteurs alignés sur l’investissement public.
          • Éviter le piège des taux : sous-pondérer les actifs qui dépendent de taux d’intérêt très bas pour survivre, y compris de larges segments des marchés privés. Les années 2010 ne reviendront pas.

          Super tendance 3

          Les adopteurs : le deuxième acte de l’intelligence artificielle

          L’intelligence artificielle entre dans une phase plus structurante et plus durable. La première vague d’enthousiasme autour de l’IA était étroite, portée par un petit nombre de méga-capitalisations liées au matériel et aux infrastructures infonuagiques. La prochaine vague sera beaucoup plus large, plus concrète et nettement plus visible dans l’économie réelle.

          Les entreprises investissent désormais des capitaux tangibles dans l’automatisation, la robotique, l’optimisation des processus, les outils logiciels et la modernisation des infrastructures de données. Il ne s’agit pas d’investissements spéculatifs, mais d’initiatives axées sur la productivité, conçues pour répondre aux pénuries de main-d’œuvre, à la hausse des coûts salariaux et aux inefficiences opérationnelles.

          Cette transformation touche des secteurs qui accusaient historiquement un retard en matière de numérisation. Les réseaux de soins de santé améliorent leurs capacités diagnostiques, les entreprises de logistique réduisent les inefficiences de transport, les manufacturiers automatisent des tâches à faible valeur ajoutée et les institutions financières modernisent leurs processus de gestion du risque et de conformité.

          Après une décennie de croissance atone de la productivité, les conditions d’une véritable accélération commencent enfin à se mettre en place.

          L’IA passe de la promesse à l’application, de l’engouement médiatique à un impact économique mesurable. Les dépenses d’investissement liées à l’IA s’élargissent également à l’échelle régionale. Le Japon, la Corée et Taïwan investissent massivement dans les infrastructures numériques et les capacités d’automatisation.

          Les gagnants de cette nouvelle phase ne seront pas uniquement les fabricants de semi-conducteurs et les hyperscalers. Ce seront les entreprises capables d’adopter efficacement l’IA, de l’intégrer à leurs opérations et d’amplifier la productivité humaine. Ces « facilitateurs et adopteurs » définiront la prochaine étape du cycle.

          À mesure que le deuxième acte de l’IA se déploie, sa contribution à la croissance mondiale deviendra plus tangible, non pas par l’expansion des multiples de valorisation, mais par de véritables gains de productivité dans l’économie réelle.

          Implications pour l’investissement

              • Regarder au-delà des géants technologiques : élargir l’exposition aux utilisateurs de l’IA dans les secteurs de la santé, de la logistique et de l’industrie.
              • Investir dans les “pelles et pioches” mondiales : accroître l’exposition aux pays qui développent les infrastructures numériques, notamment le Japon, la Corée et Taïwan.

              Super tendance 4

              Le retour en force de l’économie réelle

              Après une décennie de sous-investissement chronique dans les capacités productives, le monde est engagé dans une véritable course mondiale à la réindustrialisation. Des forces structurelles — décarbonation, relocalisation des chaînes d’approvisionnement, stratégies industrielles nationales et montée des tensions géopolitiques — alimentent un puissant basculement des investissements axés sur le numérique vers la reconstruction physique de l’économie.

              Les gouvernements orientent désormais des volumes de capitaux considérables vers les systèmes énergétiques, les réseaux de transport, les infrastructures électriques, les capacités manufacturières et les compétences en ingénierie.

              La pandémie a brisé le réflexe d’austérité et ouvert un espace politique pour des programmes budgétaires ambitieux, privilégiant la résilience plutôt que la simple minimisation des coûts.

              Ce regain d’attention porté à l’économie réelle inverse plusieurs des forces déflationnistes qui ont marqué les années 2010. À mesure que la puissance budgétaire rencontre une demande industrielle en hausse, des contraintes de capacité apparaissent, qu’il s’agisse des métaux, du transport maritime ou de la main-d’œuvre spécialisée. Ces goulets d’étranglement ne sont pas temporaires. Ils sont la conséquence directe d’un monde qui réinvestit dans ses fondations après une longue période de négligence.

              Pour les investisseurs, il s’agit d’un changement de régime clair. Les actifs réels, les matières premières, les infrastructures et les secteurs générateurs de revenus retrouvent une place centrale dans les portefeuilles diversifiés. Les cycles d’investissement physique sont généralement longs, intensifs en capital et coordonnés à l’échelle mondiale, à l’opposé des vagues technologiques dominées par les actifs immatériels qui ont caractérisé la décennie précédente.

              Ce boom pluriannuel des dépenses d’investissement dépasse largement le seul thème de l’intelligence artificielle. Il touche aux fondations matérielles de l’économie mondiale et représente la plus importante réallocation de capital vers l’économie réelle depuis la période d’après-guerre.

              Implications pour l’investissement

                  • Détenir des actifs tangibles : accroître l’exposition aux matières premières, aux infrastructures et aux actions liées aux actifs réels qui bénéficient des cycles de dépenses en capital.
                  • Exploiter les goulets d’étranglement : se positionner en vue de contraintes d’offre plus marquées dans les métaux clés de l’électrification, comme le cuivre.
                  • Se couvrir avec des actifs réels : les utiliser pour se protéger contre une inflation persistante et une volatilité géopolitique accrue.

                  Super tendance 5

                  Le grand rééquilibrage

                  Après plus d’une décennie de flux quasi unidirectionnels vers les méga-capitalisations américaines, le leadership des marchés commence enfin à s’élargir. Les marchés internationaux, notamment l’Europe, le Japon et de larges segments des marchés émergents, offrent désormais des valorisations plus attrayantes, des cycles de politiques publiques plus favorables et une dynamique bénéficiaire plus large que celle des États-Unis, où le risque de concentration a atteint des niveaux historiques.

                  Ce mouvement ne constitue pas une simple rotation tactique. Il pose les bases du prochain cycle boursier. 

                  Les secteurs appelés à prendre le relais — titres de valeur, cycliques, financières, industrielles et producteurs de ressources — ont passé des années sous-détenus et sous-évalués. 

                  À mesure que l’économie mondiale devient plus équilibrée et géographiquement diversifiée, le leadership des marchés reflétera cette nouvelle réalité.

                  Les cycles de bénéfices en Europe et au Japon se renforcent, soutenus par une meilleure compétitivité des devises, une gouvernance d’entreprise plus saine et une demande intérieure en amélioration. L’Asie émergente bénéficie de l’intégration régionale des chaînes d’approvisionnement, de la hausse de la consommation et de cadres de politiques publiques favorables.

                  Le prochain marché haussier est peu susceptible de ressembler au précédent. Il sera plus largement réparti à l’échelle mondiale, moins concentré sur un leadership technologique étroit et porté par un environnement où plusieurs régions contribuent simultanément à la croissance.

                  Les investisseurs restés ancrés dans les gagnants de la dernière décennie risquent de passer à côté de l’un des tournants les plus importants des années 2020. La diversification mondiale redevient un moteur de rendement, et non plus seulement un outil de gestion du risque.

                  Implications pour l’investissement

                      • Réduire le risque de concentration : diminuer l’exposition aux actions américaines. Le leadership se déplace ailleurs.
                      • Privilégier la valeur : accentuer l’exposition aux titres cycliques et financiers, là où les valorisations et les bénéfices s’améliorent.
                      • Rééquilibrer : augmenter les allocations vers l’Europe, le Japon et les marchés émergents dans le cadre d’un marché haussier plus largement réparti à l’échelle mondiale.

                      Super tendance 6

                      La guerre des devises

                      Les devises ne sont plus de simples reflets passifs des fondamentaux économiques. Elles sont devenues des instruments de stratégie géopolitique. L’arsenal américain, combinant tarifs douaniers, taxes sur les transferts, restrictions des flux de capitaux et propositions fiscales punitives, déplace de facto les coûts d’ajustement vers les épargnants étrangers. Ces outils constituent une nouvelle forme de diplomatie économique qui exploite la position centrale du dollar.

                      En réaction, de nombreux pays en Asie, au Moyen-Orient et en Amérique latine cherchent des alternatives. Les règlements commerciaux bilatéraux progressent, des blocs monétaires régionaux émergent et la diversification des réserves s’accélère. Le dollar américain demeure dominant, mais sa suprématie est de plus en plus contestée.

                      Ce basculement transforme la dynamique des cycles de change. Historiquement, la force ou la faiblesse du dollar s’expliquait principalement par les différentiels de taux d’intérêt ou de croissance. Aujourd’hui, la géopolitique, le risque de sanctions, la fragmentation du commerce et les considérations de sécurité nationale jouent un rôle tout aussi déterminant.

                      Pour les investisseurs, l’exposition aux devises devient à la fois une source active de rendement et un outil de couverture face à la divergence des politiques économiques. Les devises des marchés émergents présentant des fondamentaux en amélioration, des banques centrales crédibles et des comptes externes plus solides offrent des opportunités rarement observées depuis des années.

                      Le paysage monétaire se fragmente. Et avec lui disparaissent plusieurs des hypothèses qui ont soutenu les trente dernières années de la finance mondiale.

                      Implications pour l’investissement

                          • Gestion active des devises : considérer l’exposition aux monnaies comme un moteur de rendement, et non uniquement comme un facteur de risque.
                          • Regarder vers les marchés émergents : ajouter de façon sélective des devises émergentes aux fondamentaux solides.
                          • Surveiller la géopolitique : les cycles du dollar reflètent désormais autant la politique étrangère que la politique monétaire américaine.

                          Super tendance 7

                          La refonte des valeurs refuges

                          La notion de sécurité n’est plus ce qu’elle était. La hiérarchie traditionnelle est en train de s’inverser. De nombreux pays émergents affichent aujourd’hui des bilans plus sains, des comptes externes plus robustes et des cadres monétaires plus crédibles que plusieurs grandes économies développées. À l’inverse, les pays occidentaux font face à un endettement croissant, à une détérioration budgétaire et à une incertitude politique élevée, des caractéristiques autrefois associées aux marchés émergents.

                          Cette réalité remet en question l’un des principes les plus anciens de l’investissement : « acheter des obligations occidentales pour se protéger ». Les obligations souveraines du G7 et les actifs libellés en devises de réserve ne peuvent plus être considérés comme universellement sûrs.

                          Les risques, autrefois clairement segmentés par région ou par niveau de développement, sont désormais beaucoup plus diffus. La résilience apparaît dans des régions longtemps négligées, tandis que la vulnérabilité s’installe dans des bastions historiques.

                          Une divergence marquée se manifeste également parmi les réserves de valeur alternatives. Les cryptomonnaies prospèrent sur la spéculation, reflétant une exposition élevée à la liquidité et au sentiment technologique. L’or, à l’inverse, prospère dans l’incertitude. Lent, stable et historiquement fiable lorsque les cadres politiques semblent perdre leurs repères, il retrouve un rôle central. À mesure que les ancrages monétaires s’affaiblissent et que les risques géopolitiques augmentent, l’or s’affirme de plus en plus comme une monnaie alternative et une couverture de portefeuille.

                          Dans un monde à double écran, même la notion de sécurité doit être redéfinie. La question n’est plus de savoir si un marché est développé ou émergent, mais si son bilan est crédible, si son cadre de politiques publiques est stable et si l’actif est protégé contre le risque politique.

                          Le nouveau paysage des valeurs refuges exige une approche bien plus nuancée et véritablement mondiale.

                          Implications pour l’investissement

                              • Repenser la notion de sécurité : diversifier au-delà des obligations traditionnelles du G7.
                              • Aller là où se trouve la qualité : intégrer de la dette émergente de haute qualité lorsque les bilans sont solides.
                              • Détenir l’ancrage : maintenir une exposition à l’or comme protection contre le désordre des politiques publiques.

                              Le Playbook 2026

                              Guide de référence rapide

                              Le prisme macroéconomique :

                              Relier les portefeuilles à un monde en transformation

                              Comprendre le monde n’est qu’un point de départ. Ce qui compte vraiment, c’est ce que l’on en fait.

                              Un cadre macroéconomique, à lui seul, ne signifie rien s’il ne se traduit pas par des portefeuilles construits avec méthode, rigueur et intention.

                              Ce qui suit décrit le passage de la vision à l’action : la façon dont nous transformons les forces mondiales en décisions d’allocation, dont nous convertissons les signaux en structure, et dont nous construisons des portefeuilles alignés avec le monde tel qu’il se déploie — et non tel que les investisseurs s’en souviennent.

                              C’est passer de la lecture de la carte à la maîtrise de la navigation.

                              Points clés

                                  • L’ère du pilotage automatique est terminée. La stabilité des deux dernières décennies a laissé place à une divergence structurelle. Les répartitions d’actifs statiques ne suffisent plus.
                                  • Le chaînon manquant. Les portefeuilles contiennent souvent des composantes solides et distinctes, titres individuels, gestionnaires, stratégies alternatives, mais manquent d’un cadre stratégique pour les relier entre elles.
                                  • La clarté plutôt que la prévision. Le macro ne consiste pas à deviner les marchés. Il s’agit d’un cadre discipliné qui apporte de la cohérence dans un monde à double lecture.
                                  • Votre défense stratégique. Dans un environnement marqué par l’activisme budgétaire et l’inflation, le macro fournit une défense adaptative essentielle à la préservation du capital.
                                  Peter Lynch a déjà affirmé :
                                  « Si vous consacrez 13 minutes par année à l’économie, vous en avez perdu 10. »

                                  Pendant des décennies, il avait raison. Nous évoluions dans un monde d’institutions stables, d’inflation prévisible et de domination américaine prolongée. Une simple combinaison nord-américaine complétée par des obligations fonctionnait en mode automatique.

                                  Cette époque est désormais révolue. Les moteurs de rendement se fragmentent. Un nouveau régime de divergence structurelle est en cours.

                                  La majorité des portefeuilles actuels reposent sur d’excellentes briques de construction. Qu’il s’agisse de titres à forte conviction, de positions centrales en FNB, de gestionnaires tiers éprouvés ou d’allocations aux marchés privés, les composantes individuelles sont souvent robustes.

                                  Cependant, dans ce nouvel environnement d’activisme budgétaire et d’inflation structurelle, le macro n’est plus optionnel. Il constitue le cadre organisateur qui redonne cohérence et intention au capital moderne.

                                  1. Ce qu’est réellement le macro

                                  Le macro est souvent confondu avec des prises de position spectaculaires ou du market timing. Il n’est ni l’un ni l’autre.

                                  Le macro est un cadre discipliné permettant de comprendre les forces structurelles qui façonnent les rendements. Il s’agit d’un apport stratégique continu qui complète la sélection de titres, sans jamais entrer en concurrence avec elle.

                                  Notre approche descendante repose sur trois questions fondamentales :

                                  1. Où en sommes-nous dans le cycle mondial ? Il s’agit d’une lecture de l’environnement opérationnel. Comment évoluent la croissance, l’inflation et les politiques publiques. Cette analyse établit le contexte de référence pour chaque actif et chaque région.

                                  2. Quels actifs s’alignent avec ce contexte ? Le macro permet d’identifier où les vents porteurs sont les plus favorables, entre régions, secteurs et classes d’actifs, selon des forces dominantes comme l’activité budgétaire ou les dynamiques de change.

                                  3. Comment combiner les expositions ? L’objectif n’est pas de désigner un gagnant unique. Il consiste à bâtir un ensemble d’expositions capable de demeurer résilient selon plusieurs trajectoires possibles. Nous préparons les portefeuilles à différents régimes plutôt que de tenter d’anticiper un seul scénario.

                                  2. Pourquoi le macro est essentiel dans un monde à “double écran”

                                  Les clients perçoivent un monde marqué par les tensions et les contradictions. Le prisme macro permet de les résoudre.

                                  Ce que les clients observent

                                  Marchés mondiaux : les États-Unis semblent inarrêtables, alors que le Japon, l’Europe et l’Asie atteignent de nouveaux sommets. Les clients craignent de manquer des opportunités.

                                  Ce que le macro explique

                                  Le leadership s’élargit à mesure que le cycle mondial évolue. Les valorisations et les politiques favorisent les marchés hors États-Unis. Ce phénomène est normal à mesure que les cycles arrivent à maturité.

                                  Ce que les clients observent

                                  Politiques publiques : les gouvernements investissent massivement dans les infrastructures tandis que les banques centrales abaissent les taux. Les signaux paraissent contradictoires.

                                  Ce que le macro explique

                                  La politique budgétaire est désormais le moteur principal du cycle. Les pays qui investissent dans les infrastructures physiques et numériques redéfinissent les sources de croissance à long terme.

                                  Ce que les clients observent

                                  Classes d’actifs : l’intelligence artificielle domine les manchettes, tandis que les métaux et l’industrie progressent fortement.

                                  Ce que le macro explique

                                  L’économie réelle reprend de l’importance. L’IA nécessite énergie, cuivre et réseaux pour se déployer à grande échelle.

                                  Ce que les clients observent

                                  Inflation : les hausses de prix ralentissent sans disparaître. Les clients hésitent entre protection et prise de risque.

                                  Ce que le macro explique

                                  Nous sommes dans un nouveau régime. Un environnement d’inflation modérée mais plus volatile favorise des portefeuilles diversifiés incluant une exposition aux matières premières et une gestion active des devises.

                                  Ce que les clients observent

                                  Géopolitique : les tensions semblent plus élevées que jamais. Les clients redoutent des chocs soudains.

                                  Ce que le macro explique

                                  La géopolitique influence les flux de capitaux. Un portefeuille mondial réduit l’exposition aux chocs propres à un seul pays et capte les opportunités issues des réalignements régionaux.

                                  Ce que les clients observent

                                  Marchés mondiaux : les États-Unis semblent inarrêtables, alors que le Japon, l’Europe et l’Asie atteignent de nouveaux sommets. Les clients craignent de manquer des opportunités.

                                  Politiques publiques : les gouvernements investissent massivement dans les infrastructures tandis que les banques centrales abaissent les taux. Les signaux paraissent contradictoires.
                                  Classes d’actifs : l’intelligence artificielle domine les manchettes, tandis que les métaux et l’industrie progressent fortement.
                                  Inflation : les hausses de prix ralentissent sans disparaître. Les clients hésitent entre protection et prise de risque.

                                   

                                  Géopolitique : les tensions semblent plus élevées que jamais. Les clients redoutent des chocs soudains.

                                  Ce que le macro explique

                                  Le leadership s’élargit à mesure que le cycle mondial évolue. Les valorisations et les politiques favorisent les marchés hors États-Unis. Ce phénomène est normal à mesure que les cycles arrivent à maturité.

                                  La politique budgétaire est désormais le moteur principal du cycle. Les pays qui investissent dans les infrastructures physiques et numériques redéfinissent les sources de croissance à long terme.
                                  L’économie réelle reprend de l’importance. L’IA nécessite énergie, cuivre et réseaux pour se déployer à grande échelle.
                                  Nous sommes dans un nouveau régime. Un environnement d’inflation modérée mais plus volatile favorise des portefeuilles diversifiés incluant une exposition aux matières premières et une gestion active des devises.
                                  La géopolitique influence les flux de capitaux. Un portefeuille mondial réduit l’exposition aux chocs propres à un seul pays et capte les opportunités issues des réalignements régionaux.
                                  Sans ce cadre, les changements de leadership paraissent aléatoires. Avec lui, ils s’inscrivent dans une dynamique cohérente que l’on peut expliquer et traduire en décisions de portefeuille.

                                  3. De la vision du monde au portefeuille : comment le macro se matérialise

                                  Dans le processus Forstrong, le macro n’est jamais théorique. Il guide des décisions concrètes et résolument mondiales.

                                  Cibler le leadership mondial (exemple : Chili)
                                  La thèse repose sur le besoin structurel d’électrification à l’échelle mondiale. Plutôt que de se limiter aux producteurs purs, nous avons identifié le Chili. En tant que premier producteur mondial de cuivre et source majeure de lithium, ce pays offrait une exposition simultanée aux deux métaux au moment où ses fondamentaux s’amélioraient. L’investissement relie une tendance mondiale à une opportunité régionale précise.

                                  Lire les signaux régionaux (exemple : Suède)
                                  Certains marchés nationaux servent d’indicateurs avancés. La Suède est étroitement liée à l’industrie manufacturière mondiale. Lorsque la dynamique industrielle évolue, elle en reflète souvent les premiers signes. Cette lecture procure un avantage dans le positionnement des actions et des devises européennes.

                                  Transformer les conditions en revenu (exemples : Italie et Singapour)
                                  Nous recherchons des sources de revenu issues de transformations structurelles, et non seulement du rendement nominal. L’Italie bénéficie d’une amélioration de ses dynamiques budgétaires, favorable à ses banques et services publics. Singapour s’appuie sur une gouvernance solide et une économie exposée à un commerce asiatique résilient.

                                  Utiliser les actifs réels comme couverture structurelle (exemple : or et énergie)
                                  Dans un monde où les ancrages monétaires évoluent, les actifs réels deviennent des outils essentiels. L’or agit comme actif antifragile lorsque les tensions politiques augmentent. L’exposition à l’énergie est cruciale lorsque les contraintes d’offre alimentent une inflation structurelle. Ces outils sont mobilisés de façon dynamique lorsque le régime en place le justifie.

                                  4. Comment le macro s’intègre à votre portefeuille

                                  Nous savons que la plupart des conseillers ne partent pas d’une page blanche. Vous disposez déjà d’un processus, qu’il repose sur la sélection de titres, le choix de fonds ou la construction de modèles.

                                  Le prisme macro Forstrong agit comme la surcouche stratégique qui relie l’ensemble. Nos mandats centraux remplissent trois fonctions essentielles pour le capital investi :

                                  1. Diversification réelle : Nous élargissons l’univers d’investissement. La véritable diversification va au-delà de la simple répartition d’actifs et aligne le capital avec les forces majeures qui façonnent l’économie mondiale. Cela réduit la dépendance à une région ou à un scénario unique.

                                  2. Opportunités actives : Le leadership mondial évolue constamment. Nous redéployons le capital vers les pôles de croissance émergents et les marchés sous-évalués afin de tirer parti du changement plutôt que de poursuivre les tendances du passé..

                                  3. Défense adaptative : Les régimes économiques finissent toujours par changer. Nous ajustons activement la composition entre actions, titres à revenu fixe et actifs réels afin de préserver le capital lorsque les conditions se transforment et que la volatilité augmente.

                                  L’objectif est simple et puissant : offrir des portefeuilles cohérents, lisibles et connectés au monde que vous observez chaque jour.

                                  Nos Stratégies :

                                  De la clarté dans un monde chaotique

                                  Points clés

                                      • Commencer par le monde entier. Nous rejetons le biais domestique. L’ensemble de la planète constitue notre univers d’investissement, ce qui permet aux portefeuilles de circuler librement avec les flux de capitaux.
                                      • La résilience avant la prédiction. Nous ne cherchons pas à deviner l’avenir. Nous construisons des portefeuilles clairs et adaptables, en évitant le piège des réactions dictées par les manchettes.
                                      • Trois trajectoires, une seule philosophie. Nos stratégies présentent des profils de risque distincts, mais poursuivent une mission commune : naviguer les changements structurels avec discipline.
                                      Forstrong a été fondée en 2001 autour d’une conviction fondatrice : le monde forme un système unique et profondément interconnecté.

                                      À l’époque, la Chine s’intégrait à l’économie mondiale. L’euro unifiait l’Europe. Les marchés des matières premières se réveillaient. On sentait l’histoire basculer, même si les lignes n’étaient pas encore clairement tracées. Nos fondateurs en ont tiré une conclusion simple : si le monde évolue ainsi, les portefeuilles doivent évoluer avec lui.

                                      Cette perspective était rare alors. Elle l’est encore aujourd’hui.

                                      La plupart des portefeuilles demeurent ancrés dans un seul pays ou une vision statique du monde. Nous avons choisi une voie différente. Un cadre fluide, conscient des dynamiques mondiales et capable de s’adapter. Nous ne proposons pas des prévisions. Nous offrons une méthode disciplinée pour traverser les transitions globales. Nous restons sereins lorsque le monde évolue latéralement et nous nous ajustons lorsque de nouveaux leaderships émergent.

                                      Trois principes définissent notre manière d’investir

                                      1. Nous partons du monde entier
                                      L’économie mondiale est trop interconnectée pour dépendre d’une seule région. Un mandat véritablement mondial élargit le champ des possibles, multiplie les opportunités et réduit les angles morts.

                                      2. Nous suivons les courants
                                      Les conditions mondiales évoluent constamment. Les politiques publiques se propagent, la liquidité progresse puis se contracte. Nous permettons à nos positionnements de s’ajuster à ces changements structurels afin que les portefeuilles demeurent alignés avec le monde qui se dessine, et non avec un cycle déjà révolu.

                                      3. Nous utilisons les meilleurs outils disponibles
                                      Nous explorons l’ensemble de l’univers des FNB avec intention. Aucun instrument n’entre en portefeuille par habitude. Certains moteurs servent à capter les opportunités. D’autres atténuent les chocs. Ensemble, ils offrent une lecture équilibrée et précise du paysage mondial.

                                      Le résultat : un portefeuille fondamentalement différent

                                          Cette approche se distingue nettement dans le contexte canadien.
                                          • Les FNB équilibrés statiques ne s’adaptent pas aux changements de régime.
                                          • Les portefeuilles mondiaux autogérés reposent souvent sur l’instinct et le timing.
                                          • La sélection de titres ascendante est utile pour analyser des entreprises, mais elle néglige fréquemment les forces macroéconomiques qui déplacent des régions entières et les devises.
                                          Nous partons d’une vérité simple : une entreprise n’est jamais plus grande que l’environnement dans lequel elle évolue.

                                          Les stratégies

                                          Nos trois stratégies centrales s’appuient sur le même ensemble d’outils mondiaux, incluant actions, titres à revenu fixe, devises et actifs réels, mais expriment notre vision à travers des profils de risque et de rendement distincts.

                                          Forstrong Revenu Mondial

                                          La stabilité du revenu sur des bases mondiales

                                          Ce qui la définit

                                          Un moteur de revenu véritablement mondial. Nous dépassons les frontières domestiques pour identifier les pays où les rendements réels, les cycles de politiques publiques et les dynamiques de devises offrent les conditions les plus favorables. La construction repose sur un équilibre entre obligations, actions axées sur le dividende et actifs réels sélectionnés. L’objectif est un revenu régulier, accompagné d’une préservation du capital réfléchie.

                                          Son rôle dans un portefeuille

                                          Un point d’ancrage mondial. Cette stratégie s’adresse aux investisseurs recherchant un revenu non dépendant d’une seule économie ou d’une seule courbe de taux, tout en conservant un profil de risque comparable à celui d’un fonds obligataire.

                                          Forstrong Équilibré Mondial

                                          Le monde dans un seul portefeuille

                                          Ce qui la définit

                                          L’expression centrale de la philosophie Forstrong. Une combinaison flexible d’actions mondiales, de titres à revenu fixe, d’actifs réels, de devises et de liquidités. La composition évolue à mesure que le leadership mondial se déplace et que les cycles divergent entre les régions. La stratégie vise à capter les opportunités émergentes tout en maintenant une discipline rigoureuse en matière de gestion du risque.

                                          Son rôle dans un portefeuille

                                          Une position centrale. Pour les investisseurs qui souhaitent une solution unique, mondiale et gérée activement afin d’ancrer leur plan financier.

                                          Forstrong Croissance Mondiale

                                          Le leadership boursier vu à travers un prisme mondial

                                          Ce qui la définit

                                          Une stratégie actions sans contraintes régionales. Nous recherchons la croissance là où les conditions mondiales sont les plus porteuses, plutôt que là où le momentum appartenait au cycle précédent. L’approche combine tendances bénéficiaires régionales, signaux de valorisation et dynamiques de devises, enrichies par des expositions ciblées aux actifs réels afin d’optimiser le profil rendement-risque.

                                          Son rôle dans un portefeuille

                                          Un moteur de croissance mondiale. Conçue pour les investisseurs à long horizon qui souhaitent un large éventail d’opportunités sans perdre de vue les risques structurels.

                                          À Propos De Notre Équipe D’investissement

                                          La diversité comme principe fondateur

                                          Un processus d’investissement rigoureux commence par les personnes qui le façonnent.

                                          Chez Forstrong, nous construisons nos équipes de la même manière que nos portefeuilles, en combinant des forces différentes plutôt qu’en nous appuyant sur un seul point de vue. Notre équipe d’investissement regroupe des professionnels d’âges, de parcours, d’expériences et de cultures variés. Cette diversité est volontaire. Elle donne plus de profondeur aux échanges et élargit la base factuelle qui soutient chaque décision.

                                          Notre processus reflète cette structure. L’équipe se réunit fréquemment pour analyser les signaux mondiaux, remettre en question les hypothèses et affiner la vision macroéconomique de la firme. Chaque membre apporte un regard distinct. Certains se concentrent sur le sentiment et les grandes dynamiques. D’autres apportent les fondamentaux et le souci du détail. D’autres encore se spécialisent dans le trading, les flux et la structure des marchés. Ensemble, ces perspectives créent un équilibre qu’aucune discipline ne pourrait atteindre seule.

                                          C’est ainsi que nos stratégies prennent forme. Par des discussions continues, une mise en perspective rigoureuse de points de vue parfois divergents et une préférence claire pour des décisions capables de résister à différents scénarios. Ce processus nous maintient ancrés dans la réalité plutôt que dans l’idéologie et nous permet de concevoir des portefeuilles véritablement adaptés à ce qui vient.

                                          Comment notre équipe est structurée :

                                          L’équipe d’investissement de Forstrong fonctionne comme une seule unité intégrée, organisée autour de deux instances formelles.

                                          L’équipe de gestion de portefeuille assure la conception et la mise en œuvre quotidiennes des portefeuilles, tandis que le comité d’investissement réunit ces mêmes professionnels ainsi que nos membres-conseils seniors afin de tester les idées, remettre en question les hypothèses et définir l’orientation à long terme. Cette structure est complémentaire. Elle permet aux décisions de bénéficier à la fois d’une attention constante et d’un recul stratégique périodique.

                                          Équipe de gestion de portefeuille
                                          Responsable de la construction continue des portefeuilles, du positionnement et de la gestion des risques sous la direction du chef des placements.

                                          Comité d’investissement
                                          Instance décisionnelle élargie qui regroupe l’équipe de gestion de portefeuille et les membres-conseils seniors. Son rôle consiste à identifier les grandes thématiques macroéconomiques, affiner la stratégie à long terme et assurer la supervision du processus au quotidien.

                                          Les personnes derrière le processus

                                          Gestion de portefeuille

                                              Tyler Mordy

                                              PDG & CP

                                              Portrait of David Kletz, VP & Portfolio Manager of Forstrong Global.

                                              David Kletz

                                              Gestionnaire de portefeuille principal

                                              Portrait of Karen Tsang, VP Trading & Associate Portfolio Manager of Forstrong Global.

                                              Karen Tsang

                                              Gestionnaire de portefeuille, Responsable du trading et des opérations d’investissement

                                              Shibo Gu

                                              Analyste en recherche

                                              Portrait of David Kletz, VP & Portfolio Manager of Forstrong Global.

                                              Andrew Gapski

                                              Analyste des opérations de fonds

                                              Membres-conseils

                                                  Portrait of Wilfred Hahn, Founder of Forstrong Global.

                                                  Wilfred Hahn

                                                  Stratège en investissements mondiaux, Membre conseiller du comité d’investissement

                                                  Portrait of David Kletz, VP & Portfolio Manager of Forstrong Global.

                                                  Terence Shaunessy

                                                  Chef des placements, Forstrong Private Wealth, Membre conseiller du comité d’investissement

                                                  Portrait of Karen Tsang, VP Trading & Associate Portfolio Manager of Forstrong Global.

                                                  Mark Arthur

                                                  Stratège en investissements mondiaux, Membre conseiller du comité d’investissement

                                                  Avertissements :

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