Demandez à Forstrong
Qu’est-ce qui rend
l’économie en K si
particulière ?
novembre 2025
Demandez à Forstrong : Chaque nouvelle publication de données semble raconter une histoire différente. Sur quoi les investisseurs devraient-ils se concentrer ?
Principaux points à retenir
- L’économie mondiale en K a créé une forte confusion chez les investisseurs — un environnement propice aux erreurs de portefeuille.
- Parallèlement, les dynamiques en K ont entraîné d’importants phénomènes d’« entassement » et de concentration des positions.
- À l’approche de 2026, la rotation et l’élargissement des marchés resteront des thèmes dominants — attendez-vous à ce que la surperformance des actions internationales se poursuive.
Certaines reprises économiques prennent des formes bien ordonnées : la reprise en V, le ralentissement en U ou même le long marasme en L. Mais l’expansion actuelle ressemble davantage à un K : un monde de gagnants et de perdants. Le bras supérieur représente ceux qui profitent des vents favorables des politiques publiques, des hausses d’actifs et des révolutions technologiques. Le bras inférieur, ce sont tous les autres : les travailleurs à faible revenu, les petites entreprises et les secteurs encore dépendants des interactions en personne (hôtellerie, voyages, commerce de détail, etc.).
Jamais le monde n’a connu de divergences aussi extrêmes. Deux tendances dominent. Premièrement, tout ce qui touche à l’intelligence artificielle. Les dépenses des entreprises en IA représentent aujourd’hui près de la moitié de la croissance du PIB américain cette année. Les sociétés liées à l’IA ont à elles seules généré près de 80 % des gains du S&P 500 en 2025. À l’inverse, l’économie de consommation s’essouffle : la liste des entreprises enregistrant une baisse réelle de leur chiffre d’affaires comprend Nike, Williams-Sonoma, Wynn Resorts, Procter & Gamble, la quasi-totalité des promoteurs immobiliers cotés et bien d’autres encore. Parallèlement, le marché du travail américain s’est affaibli : les employeurs ont supprimé plus de 150 000 emplois en octobre, soit la plus forte vague de licenciements mensuels depuis 2003.
Deuxième tendance :
Le boom parmi ceux qui prospéraient déjà. Les 10 % des ménages américains les plus riches détiennent 85 % des actions américaines et bénéficient donc le plus fortement de l’effet richesse lorsque les marchés montent. Sans surprise, ces 10 % supérieurs représentent désormais la moitié de toutes les dépenses de consommation — un record historique. L’« économie de consommation » américaine est devenue, en toute discrétion, un phénomène à hauts revenus.
Mais les schémas en K dépassent largement ces clivages. Les contradictions abondent : États florissants contre États à la traîne ; une zone euro où, autrefois, la périphérie souffrait et où c’est désormais le cœur qui ralentit ; un secteur technologique autrefois salué pour son modèle léger en capital qui est aujourd’hui tout le contraire. La plus grande ville d’Amérique est désormais dirigée par son premier maire démocrate-socialiste millénial, Zohran Mamdani, tandis que les républicains contrôlent toujours la Maison-Blanche. Les tarifs douaniers de Trump — à leur plus haut niveau depuis 90 ans — ne semblent ni peser sur les prix ni sur les bénéfices : les bénéfices des entreprises américaines croissent au rythme le plus rapide depuis quatre ans.
Partout, l’alphabet des anomalies s’allonge.
Une économie en K et compliquée
Le contexte macroéconomique brouillé se reflète dans les marchés financiers. Le double rallye des actions et de l’or traduit à la fois l’appétit pour le risque et le besoin de protection : les investisseurs poursuivent le risque tout en s’en couvrant. Les marchés publics sont euphoriques, alors que plusieurs segments du marché privé — autrefois les chouchous de la gestion d’actifs, préservés des contraintes de transparence et de valorisation — subissent aujourd’hui des décotes spectaculaires. Et, paradoxe suprême, les pays les plus ciblés par les droits de douane américains affichent parmi les meilleures performances boursières de l’année.
Résultat : la confusion règne. Selon leur prisme, économistes et investisseurs peuvent observer la même économie et aboutir à des conclusions radicalement différentes. L’économie américaine paraît à la fois invincible et vulnérable. L’agenda politique de Trump semble à la fois déstabilisant et étrangement sans conséquence. Les marchés respirent l’euphorie, mais une euphorie inquiète — un marché haussier qui se retourne sans cesse pour regarder par-dessus son épaule.
C’est un environnement propice aux erreurs. Quels indicateurs suivre ? Les dynamiques en K rendent difficile la lecture d’ensemble, alimentant l’incertitude macroéconomique et la polarisation des débats. Prenons l’IA : jamais l’écart entre croyants et sceptiques n’a été aussi grand. Sans surprise, les titres liés à l’IA ont connu un trou d’air en août après qu’une étude du MIT a révélé que 95 % des projets de IA générative n’avaient produit aucun rendement financier mesurable.
Les investisseurs observent aujourd’hui une économie à double écran : des récits divergents qui s’allument et s’éteignent sans cesse — un va-et-vient constant de faits et d’opinions tirant dans des directions opposées.
Implications pour les investisseurs : investir dans un monde à double vitesse
Comment réagir ? Les investisseurs ne devraient jamais se sentir obligés de prédire parfaitement l’avenir. L’investissement n’est pas un jeu de précision ; l’objectif est plutôt d’orienter les portefeuilles vers les probabilités les plus élevées, de choisir les bons moments pour prendre du risque, tout en équilibrant risques et opportunités.
Pour chaque distorsion liée à l’économie en K, il existe une autre manière de la lire et d’y positionner les portefeuilles. Les cycles bâtis sur des extrêmes ne durent jamais. La tâche consiste désormais à passer des gagnants évidents aux bénéficiaires négligés — là où émerge silencieusement un nouveau leadership.
Les idées clés de Forstrong : Protection, Revenu et Croissance
Protection : Crypto vs Or — le nouveau débat sur la dépréciation monétaire
Un nouveau clivage apparaît dans le « commerce de dépréciation » : crypto contre or. Les deux actifs traduisent la même inquiétude — méfiance envers l’orthodoxie des politiques publiques, recherche d’actifs hors du système monétaire traditionnel et crainte de l’endettement public et des déficits budgétaires incontrôlés dans les économies développées. Ce sont des thèmes structurels de long terme.
Mais l’évolution récente des prix raconte déjà l’histoire : la crypto prospère sur la spéculation, fluctuant avec l’appétit pour le risque. L’or, lui, prospère sur l’incertitude. Il bénéficie surtout d’un acheteur régulier et insensible au prix : les banques centrales. Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022, celles-ci, notamment dans le Sud global, ont continué d’accumuler de l’or, alors que les ETF occidentaux étaient vendeurs nets.
À faire : même après une forte progression et malgré sa volatilité, il faut maintenir une exposition aux métaux précieux. Le marché haussier de l’or s’est élargi à l’argent et au platine — et même les métaux industriels comme le cuivre montrent des signes de ralliement (avec, eux, des moteurs macro différents). Historiquement, seules une Fed très restrictive ou une envolée du dollar américain ont interrompu de telles tendances. Aucun de ces deux scénarios ne semble probable aujourd’hui.
Revenu : au-delà des positions surpeuplées
Malgré de multiples sources de volatilité potentielle, les marchés du crédit demeurent étrangement calmes. Les écarts de crédit aux États-Unis et au Canada — de catégorie investment-grade comme à haut rendement — flottent près de leurs plus bas historiques. Pendant ce temps, le crédit privé, qui avait prospéré après les réformes Dodd-Frank de 2008 ayant restreint le prêt bancaire, est désormais sous le feu des projecteurs quant à sa liquidité et à la qualité de ses emprunteurs.
Ailleurs, les opportunités semblent bien plus attrayantes. De nombreuses régions hors d’Amérique du Nord offrent des rendements réels plus élevés, des fondamentaux en amélioration et, avec un dollar américain plus faible, des gains potentiels de change. Dans un monde où les banques centrales occidentales semblent accepter une inflation de 3 %, la diversification internationale du revenu restera une stratégie gagnante.
À faire : réduire l’exposition aux structures de dette nord-américaines et chercher le rendement ailleurs. Certaines dettes de marchés émergents, qui surperforment nettement en 2025, demeurent une source clé de revenu stable et croissant.
Croissance : de l’IA américaine à l’élargissement mondial
La tentation de poursuivre les actions liées à l’IA est compréhensible. Un boom industriel américain alimenté par l’intelligence artificielle est en cours, même s’il ne s’agit pas du renouveau manufacturier riche en emplois autrefois promis. L’attrait de l’IA est simple : elle promet un puissant gain de productivité. Au premier semestre 2025, la production horaire dans le secteur américain des biens durables a progressé à un rythme annualisé de 4,9 % — le plus rapide depuis près de vingt ans, hors reprises post-récession.
Mais les investisseurs semblent désormais convaincus que l’avance américaine en matière d’IA est permanente. Les anticipations de croissance intégrées dans les valorisations boursières américaines sont proches de leurs plus hauts historiques, comparables à la bulle Internet de la fin des années 1990. Les investisseurs étrangers ont afflué, injectant un montant record de 290 milliards $ US dans les actions américaines au deuxième trimestre, portant la détention étrangère à 30 % — un sommet depuis la Seconde Guerre mondiale. Quand tout cela changera-t-il ? Difficile à dire. Mais il est certain qu’une masse colossale de capitaux est déjà sur la table ; si les cartes ne sortent pas comme prévu, le repli pourrait être brutal.
Pendant ce temps, une dynamique différente se met en place ailleurs. L’agenda « America First » de Trump a obligé d’autres nations à réagir — par davantage de dépenses publiques, des réformes de compétitivité et de nouvelles alliances commerciales. Nous avons longuement écrit sur ce « paradoxe protectionniste », qui redessine aujourd’hui les flux d’investissement mondiaux. Ailleurs, les responsables politiques voient dans l’IA non pas un avantage américain, mais un grand égalisateur. La reprise inégale des dernières années a préparé le terrain pour un élargissement mondial puissant.
À faire : réduire l’exposition aux segments surpeuplés du thème IA américain et se repositionner vers les marchés internationaux offrant de meilleures valorisations et un momentum croissant. Privilégier les pays disposant de marges de manœuvre monétaires, de solides balances externes et de positions de marché moins étirées. L’Asie, en particulier, se distingue comme l’une des destinations les plus attractives pour les capitaux.
Sortir du piège des deux vitesses
Chaque cycle finit par s’essouffler. Les dernières années ont été synonymes de vitesse — accélérateurs politiques, bonds technologiques, emballements spéculatifs. Mais cette « économie K » a concentré les investisseurs dans la même voie rapide, laissant d’immenses segments de marché inexplorés.
Vient maintenant la phase de rotation — non pas la fin du cycle, mais son élargissement. Le monde passe de la vitesse à l’équilibre, du leadership étroit des États-Unis à une participation mondiale plus large. Pour les investisseurs, la meilleure stratégie n’est pas de freiner, mais de changer de voie avant les autres.
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